Le pastel
Les bâtonnets de pastel se composent de particules de pigments agglomérés avec plus ou moins de liant. Ils sont façonnés généralement en cylindre ou en craie à section carrée et certains modèles sont gainés de bois (crayon pastel).
Le pastel a quelque chose de magique. La moindre trace, le moindre souffle laissent sur le papier une touche de couleur qui s’anime avec la lumière. Fragile parce que pulvérulent il se manipule avec précaution, mais l’usage d’un fixatif l’a rendu d’un emploi aisé.
Plusieurs techniques s’appliquent : superpositions de couleurs, touches ponctuelles, hachures et fondus…Il faut les maitriser afin de s’en libérer et mieux se concentrer sur les aspects créatifs de la peinture. La superposition est la pose des couleurs l’une sur l’autre pour modeler les nuances. Un ton clair sur un ton foncé produit un chatoiement, un voile de couleur foncée sur un fond clair l’assourdit légèrement.
La superposition de tons chauds sur des tons froids ou vice versa, introduit un riche effet de relief.
Bien répartis et complétés par des touches vives et contrastées, les fondus enrichissent et unifient le tableau. Il s’agit d’étirer les pigments sur le papier pour mélanger deux ou plusieurs couleurs en un aplat lisse et velouté qui se travaille avec les doigts…
Cathy DEPEYRIS sait tout cela, elle a adopté le pastel depuis une dizaine d’années et l’apprivoise du bout des doigts…
Les couleurs qu’elle pose sur son motif, la manière dont elle les associe et dont elle décline leurs tons et leurs intensités, déterminent l’atmosphère et l’humeur du tableau.
Chaque création correspond à son interprétation personnelle du monde. Lorsqu’elle pose la couleur sur le papier, elle ouvre la porte sur ses sentiments les plus profonds ; les couleurs et les émotions sont étroitement liées, et de manière relativement précise.
Paradoxalement, elle ne donne pas à ses pastels ce qu’il est convenu d’appeler des « tons pastel » ; la force colorée de ses paysages, de ses ciels, surprennent ; le velouté d’une fleur, d’une peau et les plumes d’un oiseau sont d’un réalisme étonnant.
